And now it's time to leave and turn to dust...




- Tu veux vraiment que je te dise quand j'ai su que j'étais amoureuse ?
- Oui.
- Arrête, c'est déroutant comme question..
- Bah non, regarde je vais t'aider. Moi je l'ai su quand t'es parti chez ton meilleur ami pendant 4 jours, et que j'ai passé mon temps à me dire que tu me manquais, et à me demander si tu dormais dans le même lit que lui, si t'étais déjà sorti avec ton meilleur ami, si tu passais plus de temps avec lui qu'avec moi.. Quand j'ai commencé à être putain de jaloux d'un gars que je connaissais pas.
- Oh c'est beau, je vais être ridicule à côté, moi..
- Dis-moi.
- Très sincèrement ? La première fois que j'ai pensé "Ca y est, je suis amoureuse, ça craint", c'est quand tu m'as montré comment tu jouais Pokémon à la guitare.
- Tu te fous de moi ?
- Non, vraiment.. Je me suis dit que même dans une situation comme ça, tu étais irrésistible, que même en jouant Pokémon, j'avais envie de t'avoir près de moi. Puis je me le suis dit aussi quand tu te moquais de moi parce que j'aimais pas qu'on me dise que j'étais amoureuse et que tu me le répétais. Ou bien quand j'arrivais à trouver intéressant que tu m'expliques comment étaient les bancs de ton village au village au téléphone à 3 heures du matin. Non vraiment... Putain, je t'aime.
- ...
- Quoi, pourquoi tu fais cette tête ?
- Je t'aime aussi, tu sais. Mais...
- Mais rien. Jamais. Et non, je sais pas. Des paroles, des paroles, jamais des actes. Mais tu sais, s'il n'y avait que toi. Que Toi. Je trouve ça dingue tout ça. Je suis transie, à tes pieds, je boufferais la terre si je le pouvais pour rester près de toi, et pourtant je ne le fais pas. Soit par principe, soit par orgueil. Soit parce que t'es trop loin. Tes pieds me sont plus accessibles, tu vois ? Je t'aime en silence.

# Posted on Sunday, 15 November 2009 at 5:56 AM

Edited on Sunday, 15 November 2009 at 10:32 AM

.Et là où ça finit, tout recommence. Tu le sais ça hein Ben ?

C'est marrant, plus le temps passe, plus je pense à toi. Même quand le temps s'arrête, ou bien la nuit, quand mon esprit devrait se déconnecter, mes rêves me poursuivent. Partout, l'amour nous entoure. C'est pas moi qui le dit, c'est Hugh Grant dans Love Actually. Et c'est parfois si vrai. Je crois bien qu'on a pas de raison de ne pas le voir et pourtant c'est flagrant. Et là, ça frappe comme un poing dans les yeux, si fort qu'au lieu de rentrer ils sortent. Et je m'enfonce. Je lis des poèmes magnifiques, regarde des films d'amour à coucher dehors, j'écris des lettres et des textes tous les jours pour oublier que j'ai besoin de lui parler. La moindre chose est sujette à distraire mon attention pour la porter à ce qui l'a occupé pendant des mois. Un moment de solitude est une torture émotionnelle.

Le vent passe, entre deux guillemets, et le silence qui précède ces doux mots pleins de tourments. Ca me manque. Oui, ça me manque terriblement de t'entendre ne pas parler. Et t'imagines même pas comme ça me manque de ne pas avoir de tes nouvelles. De ne même pas savoir si tu respires quelque part sur cette Terre en même temps que moi.

Et s'il n'y avait que toi...
.Et là où ça finit, tout recommence. Tu le sais ça hein Ben ?

# Posted on Sunday, 09 November 2008 at 8:55 AM

Edited on Saturday, 14 November 2009 at 1:43 PM

Falling into nothingness

Falling into nothingness
"Vous explorez un monde intérieur jusqu'à l'obsession parfois. Vous voudriez sublimer l'amour et vous réconciliez le charnel et le spirituel. Vous arpentez les rives de la mémoire et l'on vous suit comme le joueur de flûte de Hamelin. Vous êtes astre de nuit : on vous aime et on vous hait pour cela."


Julie


(...) Tu voulais voir dans mes yeux de la détresse pour me réconforter. Tu voulais presque me faire pleurer, n'est-ce pas ? De la fragilité à perdre la raison. Mais je ne suis rien d'autre que toi. Je suis tout le monde. Je suis cette fille banale que tu croises dans la rue, sans jamais t'en apercevoir. Elle marche, en tshirt et en jean, les mains dans les poches et le regard rivé au trottoir, son regard comme une vis qui transperce le bitume. Elle marche, et son ombre la suit. Je ne suis que ça : un corps, et une ombre.


One day the sun admitted
I am just a shadow.
I wish I could show you
the infinite incandescence
that has cast my brilliant image.

I wish I could show you
when you are lonely or in darkness,
the astonishing light
of your own being.

Hafiz

# Posted on Friday, 21 March 2008 at 1:26 PM

Edited on Monday, 02 November 2009 at 7:47 AM

Heal


Sirens in my head people talking but i can't hear a thing hidden in the wood in your neighbourhood trying to escape but losing it in the parking lot in the club at the motel when i'm drunk tell me where you've gone baby what have i done inthe parking lot in the club in your bedroom when i'm drunk tell me where you've gone baby what have i done silence in the wood i'm your neighbourhood violence all around i'm looking for a light lying on a bench waiting for a soul to pick me up in the lost and found your voice in my head i'm so glad that you came though you tell me you don't understand why i hurt myself don't we all cut ourselves up until we feel the pain of who we are baby there's no victim there's no killer just you and me no one to forgive i don't care if i die if i can't lose myself so here i am yeah here i am
Heal

# Posted on Saturday, 13 December 2008 at 3:34 AM

Edited on Monday, 02 November 2009 at 7:48 AM

Le poète, Kery James.

Le poète, Kery James.

Je t'écris un monde en manque parce qu'on a le c½ur asphyxié des frustrations qu'on planque. On se cache tous derrière des murailles fissurées sous les éclats de rire j'entends les détresses murmurées défiler des apparences des faux-semblants. On finit par se tromper nous même à force de cacher nos carences. En manque d'authenticité, en manque de véracité, t'étonnes pas que nos amitiés manquent de fidélité, manque de sincérité, manque de remise en question, autant que nos certitudes manquent de points d'interrogation. Et puisqu'on a tous raison dites moi qui a tort. L'orgueil a ses raisons que la sagesse ignore. J'écris ce texte en manque de droiture, en manque de piété, inconstant, en manque de culpabilité, insouciant, en manque de raison, aux portes de la folie.. Car conscient je serais jamais en manque de mélancolie.

Ceux qui m'ont fais une place, dans leurs c½urs, dans leurs vies, je n'aurais que deux choses à dire : j'ai honte et merci. J'ai honte de ne pas être, celui que vous admirez, je ne serais jamais uniquement, celui qui vous espérez. Moi aussi j'ai ma part d'ombre, et je suis seul face à elle, quand ma part de lumière tombe. Ma part d'ombre a peu de moral et de vertu. Ce qu'abandonne ma lumière, ma part d'ombre le perpétue. Trop exposé au plaisir de la chair, ma part d'ombre pourrait éteindre ma lumière. Mes ennemis ignorent de quoi je suis capable, je suis sur les ailes de la colombe, mais mon équilibre est instable. Y'en a trop qui prennent mon honneur pour une serpillère. Je patiente, mais ma part d'ombre en attente a de quoi les faire taire. T'as pas idée de ce qu'elle me murmure. Donc il est temps que je m'exile, parmi les hommes de raison. Ici les gens sont faux, fous, fourbes, travestissent les valeurs, considèrent le pire comme le meilleur. Chut juste un instant. Laisse moi prendre du recul pour mieux reprendre de l'élan. Que je souffre, que je m'ouvre, que je me retrouve, peut être même que je me découvre. J'ai préféré vous choquer que vous duper, en vérité j'ai fais le choix de la sincérité. Même les yeux fermés, les âmes sensibles peuvent voir. Je suis aussi sage que fou, aussi fort que faible, j'suis aussi humain que vous.

# Posted on Thursday, 20 November 2008 at 6:21 AM

Edited on Sunday, 01 November 2009 at 7:13 PM