.Et là où ça finit, tout recommence. Tu le sais ça hein Ben ?

C'est marrant, plus le temps passe, plus je pense à toi. Même quand le temps s'arrête, ou bien la nuit, quand mon esprit devrait se déconnecter, mes rêves me poursuivent. Partout, l'amour nous entoure. C'est pas moi qui le dit, c'est Hugh Grant dans Love Actually. Et c'est parfois si vrai. Je crois bien qu'on a pas de raison de ne pas le voir et pourtant c'est flagrant. Et là, ça frappe comme un poing dans les yeux, si fort qu'au lieu de rentrer ils sortent. Et je m'enfonce. Je lis des poèmes magnifiques, regarde des films d'amour à coucher dehors, j'écris des lettres et des textes tous les jours pour oublier que j'ai besoin de lui parler. La moindre chose est sujette à distraire mon attention pour la porter à ce qui l'a occupé pendant des mois. Un moment de solitude est une torture émotionnelle.

Le vent passe, entre deux guillemets, et le silence qui précède ces doux mots pleins de tourments. Ca me manque. Oui, ça me manque terriblement de t'entendre ne pas parler. Et t'imagines même pas comme ça me manque de ne pas avoir de tes nouvelles. De ne même pas savoir si tu respires quelque part sur cette Terre en même temps que moi.

Et s'il n'y avait que toi...
.Et là où ça finit, tout recommence. Tu le sais ça hein Ben ?

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 08:55

Modifié le samedi 14 novembre 2009 13:43

Falling into nothingness

Falling into nothingness
"Vous explorez un monde intérieur jusqu'à l'obsession parfois. Vous voudriez sublimer l'amour et vous réconciliez le charnel et le spirituel. Vous arpentez les rives de la mémoire et l'on vous suit comme le joueur de flûte de Hamelin. Vous êtes astre de nuit : on vous aime et on vous hait pour cela."


Julie


(...) Tu voulais voir dans mes yeux de la détresse pour me réconforter. Tu voulais presque me faire pleurer, n'est-ce pas ? De la fragilité à perdre la raison. Mais je ne suis rien d'autre que toi. Je suis tout le monde. Je suis cette fille banale que tu croises dans la rue, sans jamais t'en apercevoir. Elle marche, en tshirt et en jean, les mains dans les poches et le regard rivé au trottoir, son regard comme une vis qui transperce le bitume. Elle marche, et son ombre la suit. Je ne suis que ça : un corps, et une ombre.


One day the sun admitted
I am just a shadow.
I wish I could show you
the infinite incandescence
that has cast my brilliant image.

I wish I could show you
when you are lonely or in darkness,
the astonishing light
of your own being.

Hafiz

# Posté le vendredi 21 mars 2008 13:26

Modifié le lundi 02 novembre 2009 07:47

Heal


Sirens in my head people talking but i can't hear a thing hidden in the wood in your neighbourhood trying to escape but losing it in the parking lot in the club at the motel when i'm drunk tell me where you've gone baby what have i done inthe parking lot in the club in your bedroom when i'm drunk tell me where you've gone baby what have i done silence in the wood i'm your neighbourhood violence all around i'm looking for a light lying on a bench waiting for a soul to pick me up in the lost and found your voice in my head i'm so glad that you came though you tell me you don't understand why i hurt myself don't we all cut ourselves up until we feel the pain of who we are baby there's no victim there's no killer just you and me no one to forgive i don't care if i die if i can't lose myself so here i am yeah here i am
Heal

# Posté le samedi 13 décembre 2008 03:34

Modifié le lundi 02 novembre 2009 07:48

Le poète, Kery James.

Le poète, Kery James.

Je t'écris un monde en manque parce qu'on a le c½ur asphyxié des frustrations qu'on planque. On se cache tous derrière des murailles fissurées sous les éclats de rire j'entends les détresses murmurées défiler des apparences des faux-semblants. On finit par se tromper nous même à force de cacher nos carences. En manque d'authenticité, en manque de véracité, t'étonnes pas que nos amitiés manquent de fidélité, manque de sincérité, manque de remise en question, autant que nos certitudes manquent de points d'interrogation. Et puisqu'on a tous raison dites moi qui a tort. L'orgueil a ses raisons que la sagesse ignore. J'écris ce texte en manque de droiture, en manque de piété, inconstant, en manque de culpabilité, insouciant, en manque de raison, aux portes de la folie.. Car conscient je serais jamais en manque de mélancolie.

Ceux qui m'ont fais une place, dans leurs c½urs, dans leurs vies, je n'aurais que deux choses à dire : j'ai honte et merci. J'ai honte de ne pas être, celui que vous admirez, je ne serais jamais uniquement, celui qui vous espérez. Moi aussi j'ai ma part d'ombre, et je suis seul face à elle, quand ma part de lumière tombe. Ma part d'ombre a peu de moral et de vertu. Ce qu'abandonne ma lumière, ma part d'ombre le perpétue. Trop exposé au plaisir de la chair, ma part d'ombre pourrait éteindre ma lumière. Mes ennemis ignorent de quoi je suis capable, je suis sur les ailes de la colombe, mais mon équilibre est instable. Y'en a trop qui prennent mon honneur pour une serpillère. Je patiente, mais ma part d'ombre en attente a de quoi les faire taire. T'as pas idée de ce qu'elle me murmure. Donc il est temps que je m'exile, parmi les hommes de raison. Ici les gens sont faux, fous, fourbes, travestissent les valeurs, considèrent le pire comme le meilleur. Chut juste un instant. Laisse moi prendre du recul pour mieux reprendre de l'élan. Que je souffre, que je m'ouvre, que je me retrouve, peut être même que je me découvre. J'ai préféré vous choquer que vous duper, en vérité j'ai fais le choix de la sincérité. Même les yeux fermés, les âmes sensibles peuvent voir. Je suis aussi sage que fou, aussi fort que faible, j'suis aussi humain que vous.

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 06:21

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 19:13

" je réfléchis à l'internement volontaire. ça m'évitera de dire tout le mal que je ne pense pas. tout le mauvais qui fait du mal, parce que j'appuie juste pour avoir l'égoïsme de ne pas être la seule à souffrir. j'écrirai le mode d'emploi. le service après-vente est une suite d'excuses absconses que personne ne comprend, pas plus que l'origine qui préside à tant de véhémence. de toute façon, si je pouvais prévenir, est-ce que je préviendrai ? à force de vouloir faire comme si tout allait bien, comme si tout ira bien - cette fois, c'est la bonne- le moindre sujet est un avatar de ma rancoeur. ça prend parfois de ces proportions..." (htttp://abysea.skyrock.com)

" je réfléchis à l'internement volontaire. ça m'évitera de dire tout le mal que je ne pense pas. tout le mauvais qui fait du mal, parce que j'appuie juste pour avoir l'égoïsme de ne pas être la seule à souffrir. j'écrirai le mode d'emploi. le service après-vente est une suite d'excuses absconses que personne ne comprend, pas plus que l'origine qui préside à tant de véhémence. de toute façon, si je pouvais prévenir, est-ce que je préviendrai ? à force de vouloir faire comme si tout allait bien, comme si tout ira bien - cette fois, c'est la bonne- le moindre sujet est un avatar de ma rancoeur. ça prend parfois de ces proportions..." (htttp://abysea.skyrock.com)
On y a cru, mon amour, que ça nous arriverait. Un aller en première pour l'idylle inégalée. On la voulait l'histoire, on pensait l'avoir méritée, alors tu m'as ouvert ton coeur et j'ai plongé sans hésiter. Tu savais que j'étais pas étanche. Dans l'ivresse des profondeurs, je voyais comme une dernière chance, sans m'estimer à la hauteur de pénétrer ton existence. Mais on se trouvait si beaux dans le miroir que nos regards nous offraient, au grand jamais on y verrait un pavé dans le reflet. C'était tellement surnaturel et évident, qu'on aurait traversé la mer à pieds sans se demander comment. On y a cru c'est vrai, mais peut-être pas assez. Maintenant va savoir quand va nous passer le sale goût amer dur à avaler. T'étais ma viscérale, ma fiancée de Frankenstein, ma madame rêve. Celle qui fait monter la sève et tomber la pression. Tu semblais me réanimer me ramener à la raison. Avant toi j'étais zombie, Prince de Valachie, comme une momie qui s'étiolait dans des fondations avachies. Prêt à mourir encore cent fois pour goutter ta substance, je t'ai dévoré à outrance. On y a cru d'accord, peut-être même un peu trop fort, dans nos cris dans nos corps. Va savoir à quelle heure s'éclipseront les remords. Pour toi, j'aurais voulu soulever des montagnes, mais je suis du genre à baisser les bras devant un tas de sable. Dans mon bac à râteaux, pas de quoi faire un château, seulement un grain écrasé dans un étau. Quand tendrement tu prenais ma tête entre tes mains, moi je me la prenais moins et ça me faisait du bien. Mais ma connerie, ma folie, mes manières de gamins, t'ont poussés, ma chérie, à écrire le mot « fin ». Et me voilà dans mon coin à chialer comme un con. Il me fallait au moins ça pour que je t'écrive encore une chanson et que j'apprenne que l'amour ne sert pas de remède. J'étais trop ignorant pour te prendre sans te perdre. On y a cru c'est vrai, mais peut-être pas assez. Maintenant va savoir quand va nous passer le sale goût amer dur à avaler. Je te souhaite l'extase avec un autre que moi, mais pas tout de suite. Qu'un prince charmant te rende visite et heureuse, mais quand même pas trop vite. Et subsiste l'espoir que quelque part dans ta mémoire cachée, mon nom ne soit pas sur liste noire mais sur papier glacé. Qu'il te revienne avec des souvenirs à consumer. Si jamais un soir la chaleur venait à manquer. On y a cru d'accord, peut-être même un peu trop fort, dans nos cris dans nos corps. Va savoir à quelle heure s'éclipseront les remords.

L'éclipse - Lofofora

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 12:29

Modifié le dimanche 23 août 2009 09:19